(RE)-Prendre conscience de ses émotions

(Re)-Prendre conscience de ses émotions

J’ai traversé une période où je vivais à un rythme tellement élevé (travail intense, famille nombreuse, gestion quasi-complète de la vie quotidienne…) que je m’étais mise entre parenthèses. C’était mon choix et cela allait bien ! J’avais comme tout le monde des satisfactions et des contrariétés. L’important était que cela soit efficace, pour tenir le rythme. Bien sûr, il y avait parfois des grains de sable mais il fallait qu’ils ne soient pas trop fréquents ni trop importants… Je gérais !

Sauf que, même si je faisais de mon mieux, je voyais que je devenais de plus en plus dure et de moins en moins à l’écoute des autres. Et à l’écoute de moi-même ? Ah, ah ! Je n’y pensais même pas.

Tout pour être heureuse

Mari, enfants, travail, santé, vacances. Bref, j’avais « tout pour être heureuse ».
Pourtant, les tensions relationnelles devenaient de plus en plus fréquentes. En fait, je n’étais pas si heureuse que cela.

Alors, je lisais de nombreux ouvrages et articles de psychologie pour trouver des clés. J’ai rencontré le livre « ​Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs »​ ​de Marshall. J’ai été profondément touchée par sa manière de voir, ses témoignages et son approche pratique et, en apparence, simple. Avant même de l’avoir fini, je cherchais un endroit où je pourrais pratiquer. Je m’inscris à mon 1e​ r​ stage deux mois après.

Partager mon vécu en groupe n’a pas été facile pour moi. J’étais contente de ne pas être sollicitée trop souvent par la formatrice. En même temps, à mon insu, je découvrais l’intensité de mes tensions et mes immenses besoins de paix, de tranquillité, de douceur. Au bout de 2 jours, je commençais – un peu – à me détendre et acceptais de participer à un exercice : la « piste de danse » ou la « marelle ».

Sur une piste de danse ?

La « piste de danse » est un outil qui permet de travailler sur une situation donnée.
Il s’agit de mots posés au sol sur lesquels nous pouvons nous déplacer un peu comme sur le jeu de marelle, où nous sautions de case en case jusqu’au ciel.

Sur cette « marelle », 4 étapes résumées par 4 mots :

●  Faits​ ou la description de la situation

●  Sensations / Emotions​ ou qu’est-ce que je ressens ?

●  Besoins​ ou quel(s) est le(s) besoin(s) qui est (sont) derrière ces émotions ?

●  Demandes​ ou quelle(s) propositions puis-je faire ? à moi-même, aux autres …

Je ne détaille pas là cet outil, toutes ses formes possibles et ses multiples apports. Je décrirai encore moins les difficultés que j’ai rencontrées quand j’ai exploré des situations qui étaient difficiles pour moi. Avec de la pratique, j’ai clarifié les 4 étapes et, au sein de chaque étape, j’ai appris à repérer les interprétations, jugements, « faux » besoins ou « fausses » demandesou autres idées … Pas forcément pour les mettre à la poubelle mais vraiment pour avoir une meilleure compréhension de ce que je vis… piste de danse.

Emotions : Terra Incognita

Ce qui m’a marqué dans cette 1è​ re​ piste de danse, c’est que j’étais dans l’incapacité de savoir quelles émotions m’habitaient. Je pouvais seulement dire : « je me sens bien » ou « je ne me sens pas bien ». Imaginez un peintre qui ne peindrait qu’avec deux couleurs ou un musicien qui jouerait une partition avec deux sons ! Et bien, je n’avais que deux ressentis !!!

Or là, devant moi, s’étalait une liste d’émotions. Je les lisais avec de grands yeux. Laquelle m’habitait ? Lesquelles m’habitaient ? C’était abstrait. J’ai eu même besoin que les autres participants m’expliquent la différence entre telle et telle émotion.

Alors, j’essayais de ressentir. J’étais vide. Vidée par ce rythme de vie trop soutenu ? Par la peur d’ouvrir des sujets douloureux ?

Comprendre les émotions qui m’habitent n’est pas venue en une seule fois… Il m’a fallu prendre le temps de me poser, de ressentir et nommer mes émotions, de vérifier que c’était bien ça. Avoir des outils m’a aidé : piste de danse, roue des émotions, jeux de cartes émotions-besoins … J’ai ainsi réussi à élargir la palette de mes ressentis.

Avec du recul, j’ai compris que je m’étais coupée de​ ​moi-même pour tenir bon, supporter ce rythme infernal et ce qui n’allait pas dans ma vie.

Aujourd’hui, je prends plaisir à être vivante dans toutes les dimensions : le gai, le triste, le tendu, la colère, la sérénité, l’impatience…
J’ai aussi appris à me faire davantage confiance et du coup, j’accueille toutes les émotions même quand elles paraissent contradictoires.

Une émotion est devenue un indicateur sur mon tableau de bord ; elle me donne une direction à suivre : « Continue, ma poule ! » « Attention, là ce n’est pas top pour toi !! » « Ce n’est pas encore le moment …​ ».

Jenny – Décembre 2018

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